Le camelot : « Entrez, entrez, m’sieurs dames, entrez dans la fabuleuse année 2026, pleine de belles surprises et de nouvelles attractions dont vous n’en reviendrez pas ! ».
Le public : « Ouais, super ! On va s’éclater, on va enfin arrêter de se faire niquer à chaque coin de mois. Va-s’y cam’lot, c’est quoi les nouveautés 2026 ? ».
Le camelot : « Ah ! Ah ! cher public, comme tu es impatient de voir ce que je t’ai préparé et comme tu es naïf également parce que tu penses bien que je ne vais pas changer comme ça, d’un coup de baguette magique juste pour te faire plaisir et me fâcher avec mes potes ministres, médias inféodés et autres copains du CAC 40. C’est que j’ai des autoroutes à construire, des armes à fabriquer, des produits dont tu n’as pas besoin à te vendre qui viennent de Chine. Et aussi, je dois me balader dans le monde pour montrer que j’existe, même si parfois on se fout un peu de ma belle gueule, mais bon, c’est mieux que d’entendre le public râler du soir au matin parce que la vie gnin gnin gnin… Ho, je fais pas ce job pour me faire insulter moi. ».
Le public (impatient) « Ben oui, on va encore pleurer notre mère, on voit ça gros comme une maison. Vas’y, camelot on t’écoute, balance tes nouveautés. ».
Le camelot : « Bon puisque vous insistez. D’abord le gaz et l’électricité et puis les assurances, mutuelles et plein de petites surprises pour qu’on s’en mettent encore plus dans les poches moi et mes potes. Je sens que je vais adorer 2026 ! ».
Le public : « Bon, finalement c’est comme avant mais en pire. On apprécie le foutage de gueule. ».Mais quand même on vous souhaite une belle année.



